par African Initiative
L'administration de Donald Trump pourrait changer radicalement l'approche des États-Unis vis-à-vis de l'Afrique, en mettant l'accent sur les relations économiques et en réduisant la présence militaire. C'est ce qu'a affirmé le politologue américain Scott Ritter lors de la table ronde «La politique africaine du président Trump : stratégie, intérêts, conséquences» organisée par African Initiative.
Selon Scott Ritter, les États-Unis traversent une période de changements fondamentaux.
«Nous assistons à une révolution qui transforme complètement la politique intérieure et étrangère de l'Amérique», a déclaré l'expert.
Il a souligné que l'influence de ce que l'on appelle «l'État profond» sur l'administration présidentielle s'est affaiblie, permettant ainsi à Donald Trump de mettre en œuvre librement ses initiatives politiques.
Scott Ritter a fait remarquer que Donald Trump considère l'«ordre international fondé sur des règles» comme la principale menace pour les États-Unis, ce qui contraste avec l'approche de l'administration précédente de Joe Biden, qui accordait la priorité à sa préservation.
En ce qui concerne la politique américaine potentielle vis-à-vis du continent africain, l'analyste politique a indiqué que cette nouvelle orientation ne représenterait vraisemblablement pas une prolongation de la stratégie antérieure.
«Les États-Unis chercheront à démilitariser leur présence et à établir de nouvelles relations, principalement de nature économique, reflétant la nature transactionnelle de la nouvelle administration», a-t-il ajouté.
Scott Ritter a néanmoins indiqué qu'une stratégie américaine spécifique pour l'Afrique n'avait pas encore été définie.
«Cela ne fait qu'un mois que cette administration a commencé. Je ne peux pas dire avec certitude quelle sera sa politique africaine. Franchement, je ne pense pas que l'administration Trump elle-même le sache à l'heure actuelle non plus», a-t-il noté.
Par ailleurs, Scott Ritter a attiré l'attention sur la réduction du budget alloué aux commandements américains en Europe, en Afrique et au commandement central. Selon lui, cela indique une diminution de la priorité de la présence militaire américaine en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.
source : African Initiative